vendredi, 12 juin 2026

Procès KDS : les avocats de la partie civile se heurtent à des réponses limpides de Monsieur Koffo

Le procès de KDS s’est poursuivi au Tribunal du Pôle Pénal Économique et Financier, ce mercredi 10 juin 2026. Les avocats de la partie civile, avec une artillerie de questions au prévenu Koffo Doga Séverin, PDG de KDS, ont essayé d’accabler ce dernier, pour montrer à l’auditoire les défaillances dans la gestion de la société KDS. Ils se sont heurtés à des réponses limpides émanant de Monsieur Koffo. Notamment sur le nombre exact de souscripteurs :

– Monsieur Koffo, dans certains de vos propos, vous parlez de plus de 6000 souscripteurs, et d’autres fois, de 3000. Pourquoi ce déphasage ?

– Nous avions en effet 6135 souscripteurs. Parmi eux, il y avait 2755 personnes ayant souscrit à l’offre de 1 million, et dont les contrats étaient arrivés pratiquement à terme. Nous n’avions plus eu besoin de les mentionner d’autant plus que nous avions procédé aux rachats de leurs contrats.

La partie civile s’est aussi penchée sur un prétendu don de 50 taxis à un établissement public: -Monsieur Koffo, avez-vous fait don de 50 taxis au Fonds de Développement du Transport Routier dans la région du Gbêkê ?

– Les taxis ont été remis sur la base d’une convention, d’un partenariat, a répondu Monsieur Koffo en étayant ses propos, mettant ainsi en déroute l’insinuation sur la dilapidation du patrimoine de KDS.

La Présidente du jury a aussi pris la parole, rappelant qu’après l’arrestation de Monsieur Koffo en juin 2024, les taxis et bus de KDS saisis par la justice à partir des plaques d’immatriculation des véhicules de KDS ainsi que des caméras de surveillance du territoire ivoirien, n’ont pas tous été retrouvés. Monsieur Koffo s’est dit désolé de la situation, ajoutant que son arrestation a permis à bon nombre de ses chauffeurs de taxi, employés et autres quidams, de voler des véhicules. Il aurait souhaité que la saisie de ces biens se fasse avec sa participation, pour un meilleur encadrement et organisation au lieu qu’il fût subitement arrêté puis conduit aussitôt en prison.

Pendant le procès, en quête de solutions, l’un des avocats de la partie civile, un européen, a posé cette question à Monsieur Koffo en imaginant ce dernier libre : «…est-ce que vous vous voyez dans le futur, à avoir des activités, pour rembourser les souscripteurs ?»

Une nouvelle audience est prévue pour le mercredi 1er juillet 2026, au cours de laquelle se poursuivront les débats. Monsieur Koffo aura notamment à s’exprimer sur la fiabilité du modèle économique qu’il avait développé pour la société KDS Transport. Au regard des échanges, s’achemine-t-on vers la remise en liberté de Monsieur Koffo Doga Séverin, détenu depuis près de 2 ans ?

LCB